On arrive à l’entrée du gouffre vers 9h00, il commence à pleuvoir, ça va la marche d’approche n’est pas trop longue!!!
Louis commence à équiper les premières mains courantes.
On repère le bloc avec la lunule décrit par Pascal, après avoir délicatement retiré la limace qui avait élu domicile dans la lunule Louis glisse la Dynema pour continuer l’équipement jusqu’au rappel.
On prend pied dans la grande salle au fond du puits d’entrée. Apres un petit moment de reflexion on décide d’aller visiter l’aval que nous n’avons jamais visité, on traverse quelques salles et puis le laminoir, au passage on regrette d’avoir laissé les genouillères à la maison….
Après un passage en corniche on arrive sur une petite salle concrétionnée : Salle Bikini.
On décide de faire demi-tours pour aller jeter un œil à l’amont, de retour au puits d’entrée on croise un groupe spéléo du coin qui équipe le puits d’entrée.
On discute un instant puis on s’avance vers l’amont, on traverse les magnifiques salles concrétionnées l’ambiance change et les volumes sont plus importants, on prend le temps de visiter les salles et les quelques départs.
On arrive au passage sous le bloc et la fameuse boite à lettre, un temps d’hésitation on décide de faire demi-tour et regagner la sortie.
La sortie a été proposée sur le groupe watsap d’Airbus : Participants ; Louis et Eric
On arrive au parking vers 8h30 on démarre les 10 mn de marche d’approche dans une fine couche de la neige et par -1 degrés, ça monte, ça nous réchauffe.
On arrive facilement à l’entrée que l’on avait repéré auparavant.
Louis souhaitant équiper, il démarre la descente, un premier ressaut de 4 m, on visite une première salle bien concrétionée mais la suite n’est pas là, on revient sur nos pas pour partir à l’opposé, un passage bas, puis une étroiture, je me lance, ça frotte mais ça passe….. ouf
S ‘ensuit une escalade dans des colonnes et on arrive au premier puits P17 qui est tapissé de stalactites.
Louis reprend l’équipement, je le suis.
On prend pied dans un réseau inférieur toujours aussi riche, une galerie nous mène au rappel suivant de 15m, Louis continue l’équipement, fractio,deviations, tout y passe.
on se retrouve au milieu des stalacmites , on suit le cheminement le plus évident, on équipe un ressaut pour se faciliter la remontée, puis de nouveau des désescalades délicates….
on rebrousse chemin et je trouve une faille qui nous mène à des puits parallèles équipes par les pro du coin. on visite la galerie de cet étage toujours aussi riche puis on descend le dernier puits d’une 20 aine mètre, on prend pied dans la galerie finale dont une partie est tapissée de « dents de cochon » magnifique.
Fin de la visite, il est temps de remonter, a mi-parcours on croise des spéléo de Pau venus visiter la grotte, on échange brièvement sur la grotte, un petit point matos pour que je récupère le mien et installe leurs plaquettes et nous voila ressorti aux environs de 12h30. il fait toujours aussi froid, on traine pas pour retourner à la voiture et se changer.
Nous avons RDV a 10H dans le Minervois. Nous avons été pris en charge par le CDS pour une visite particulière. La demande datée de 2 ans. Nous voila enfin à l’entrée de la cavité qui fait -200, Nous n’irons qu’à -120 pour trouver 2 belles galeries fleuries de sapins d’aragonites et de cristaux blancs.
La cavité a été désobstruée durant plusieurs années et c’est un gros travail de forçats qui a débouché sur une des plus belles cavités du coin. La fragilité des cristaux nécessite une prudence de tout instant. Nous passerons par groupe de 3 et sans combinaison.
L’accès à cette cavité est réservé aux pratiquants autonomes et sous control du CDS. Le parcours présente plusieurs verticales ainsi que des mains courantes techniques. Par ailleurs, la profondeur importante peut s’avérer éprouvante pour des débutants. Nous y sommes restés 5 h sans voir passer le temps
Cette année encore nous avons choisi de nous réunir dans le lot pour une sortie « famille » permettant a tous de participer.
Nous avons été hébergé aux gites de Mézel proche de Vayrac.
22 personnes ont participés.
Samedi : visite de la classique du NOBEL
Nous avons formés 4 groupes
La cavité, après le passage d’entrée débouche dans une large galerie, équipés de petites main courantes et de barreaux sur près de 2 km, et atteint la rivière des Ayrals. En amont 4Km de réseau semi aquatique ( sortie per les Ayrals dont la traversée avait été faite en 2024 à 16 personnes) et en aval reste encore 4 km pour atteindre la rivière de Padirac ( après le siphon 2 à l’étiage et jusqu’après le siphon 3 a l’étiage). De quoi y passer la journée et la nuit même. Mais le but etait de se retrouver vers 18H30 aux gites.
Eric et Louis, descendu les premiers par le trou de 15 m artificiel et busé, se sont arrêtés faute de temps et surtout de la hauteur de l’eau, dans l’aval avant la salle blanche ( après le métro Chatelet).
Bernard, lisa, Johana et Lilian, ont retrouvé le premier groupe avec arrêt sur hauteur d’eau.
Pascal, Agnès, Sandrine et Pierrick ont pris après châtelet la galerie qui mène au siphon rouge pas loin du terminus des autres groupes.
Michel, Cathy, Thierry , Laurent descendus les derniers ont rejoint la rivière puis après quelque mètres ont fait demi tour pour eviter de se mouiller au dessus des genoux.
La grande galerie fossile qui mène a la rivière cache de nombreuses merveilles. La galerie du carrelage et la galerie des excentriques que nous avons savouré tranquillement sur le retour.
Le Spéléo Club Airbus, en collaboration avec le Comité Départemental de Spéléologie de la Haute-Garonne (CDS31), a organisé une journée de découverte du massif d’Arbas le dimanche 29 juin dans le cadre des Journées Nationales de la Spéléologie et de canyon qui se déroulent 2 fois par an les derniers WE de juin et premiers WE d’octobre. Chaque année, elles sont ouvertes à tous et entièrement gratuites (assurance comprise). Le site sur internet « JNSC » s’ouvre peu avant les événements afin de pouvoir s’y inscrire. https://jnsc.ffspeleo.fr/agenda/jnsc/
C’est la troisième année que nous invitons tous les habitants de la région via la communauté de commune d’Aspet et de l’office de tourisme de Salies pour cet événement.
Deux groupes de niveaux ont été formés pour explorer la forêt du massif d’Arbas. En suivant les cheminements des galeries souterraines, souvent hors sentiers, nous avons découvert les entrées des cavités et raconté les prodigieuses histoires d’exploration de cet incroyable réseau souterrain et de ses rivières profondes.
23 personnes de la région ont répondu à l’appel ! Elles ont ete encadrées par des bénévoles du club de la SMSP et du GST pour la moyenne et du Spéléo Club d’Airbus et GSPY pour la grande boucle.
Le plus long des deux circuits est passé par une vingtaine de cavités.
Sous une dense couverture végétale qui dissimule un vaste lapiaz, ce massif recèle des centaines de dolines et fractures ainsi que de grandes verticales. Une cinquantaine de ces entrées sont interconnectés, formant un réseau souterrain impressionnant de plus de 100 km de galeries et 1000 mètres de dénivelé !
Constituant un véritable écrin naturel, ce patrimoine karstique recèle des ressources d’informations primordiales pour appréhender la santé de notre Terre et c’est pour cela que la communauté spéléologique le considère comme un terrain d’étude scientifique majeur et contribue fortement à sa préservation.
Cette troisième édition a été une fois de plus une réussite avec une météo radieuse.
Nous organiserons en Octobre la visite souterraine de la résurgence du massif, sortie de la majorité des eaux de ce réseau.
Loisirs Arts Culture & Coopé Airbus – M14b316 Rte de Bayonne · St Martin du Touch
salle Frédéric Chopin située à l’étage. 18H30
Le club de spéléologie et de canyon vous invite à une soirée immersive au CE Airbus. Découvrez l’univers souterrain à travers une sélection de courts-métrages. Le deuxième rendez-vous de l’année sera consacré à la spéléologie, entre découverte et protection. Nous vous présenterons des séquences de films centrées sur les grottes et cavités renfermant des traces humaines. Ce parcours chronologique à travers le temps illustrera la dimension protectrice de notre activité, autre facette de la spéléologie. C’est l’œil averti et l’expérience de terrain des spéléologues qui facilitent la collaboration avec les archéologues.
A L’occasion des JNSC, le club a ouvert ses portes auprès des habitants des communes voisines du massif d’Arbas afin de faire découvrir l’une des plus importante sortie des eaux de ce réseau de plus de 120 km de galeries et rivières souterraines.
Participants : du club Airbus , Agnes et Charlotte + Laurent, 2 personnes de Herran, 2 personnes de Labaderque et 2 personnes de Sauveterre du comminges.
Le RDV est fixé à 13H30, et rapidement nous rentrons dans le porche d’entrée après une courte marche d’approche. La grotte souffle un important courant d’air froid. Équipés de casque, baudrier, de bloqueurs ainsi qu’un descendeur, nous franchissons les obstacles : d’abord un ressaut de 6 m puis plus loin, une escalade de 5 m. Jusqu’au siphon, la rivière est invisible et coule sous la galerie en zone noyée, elle « resurge » plus bas, dehors, par griffons, pour rejoindre le cours d’eau de l’Arbas.
Avant le siphon, la galerie est donc complètement sèche. Nous passons des mains courantes qui nous permettent d’atteindre une nouvelle galerie : une corde remontante installée à droite donne l’accès à un étage supérieur qui permet le franchissement du siphon lorsque celui-ci est plein. Aujourd’hui, le siphon appelé « siphon Dufour » est désamorcé, mais pas complètement sec. Nous descendons la forte pente en longeant le fils d’ariane des anciens plongeurs. Puis, nous devons passer une grosse « flaque », dont le niveau nous arrive au cuisses. Les grands étant plus avantagés que les petits, tout le monde ne se mouille pas de la même façon !!. Une fois passé, nous pouvons alors découvrir la rivière, ses hauts plafonds et … ses stalactites et autres concrétions recouvertes de glaise. En effet, durant les périodes de fortes pluies, l’endroit est inaccessible, tant il y a de l’eau. Elle monte de plusieurs dizaines de mètres, noyant même l’entrée et les passages secs. Nous marchons jusqu’au « passage Dufour » qui marque pour nous le retour (passage trop technique). Nous avons parcouru un peu plus d’un quart de la rivière. Au fond, dans l’extrême amont, un autre siphon (Le siphon Jyg), jamais désamorcé, donne accès à la rivière de Penne Blanque, celle qui est la plus profonde et la plus lointaine à atteindre par une des entrées du réseau. Deux cavités permettent toutefois de réaliser une traversée par le Goueil empruntant des réseaux supérieurs qui donnent accès à différents endroits de la rivière (en aval du siphon Jyg).
Demi tour, et après quelques efforts, le groupe est enfin au soleil vers 16H30. Nous passons de 7 degrés à 24 degrés, dans un paysage de mousses et de fougères, que du bonheur.
Après quelques récits et explications des équipes du samedi, nous formons un groupe de 7 pour repérer cette zone très peu connue.
Participants : les mêmes sans Thomas et Stephane + Corinne et Jeff.
Corinne nous guide jusqu’à l’entrée de la Fraternité. Première surprise, il faut descendre un beau puits bien fractionné dans un jolie méandre de près de 30m de fond (on nous avait décrit des petits puits). Un méandre extrêmement déclive et pas très large nous conduit après un puits de 7 m dans une galerie d’où arrive un amont qu’il faut prendre. Quelques mains courantes et quelques verticales de moins de 10 m sont installées afin de sécuriser les remontées dans un méandre qui part un peu de partout avec des volumes soient énormes, soient étroits .. et ce sont les passages étroits et kernés que nous suivons..jusqu’à aboutir dans une salle avec une corde de plus de 12 m à remonter. Il est 13H et nous mangeons juste après afin de nous regrouper. Après quelques passages en escalade, il faut suivre un passage très glissant sur une banquette au bord d’un méandre qui devient de moins en moins profond, jusqu’à atterrir, après un pas délicat, dans une jolie grande galerie agréable, la première de la traversée. La sortie se trouve à droite, il faut monter une douzaine de mètres dont 6 dans de l’étroit. Il est près de 15H quand le dernier sort. Nous devions mettre 2 heures, nous en avons passé presque le double. Derrière nous, un groupe de 5 entré vers 12H00 sortira à 16H30… Faut revoir le TPST… Cécile et Jean Paul, qui attendent au bord du trou et nous rappellent l’histoire de l’exploration de ce réseau qui mériterait une topographie plus précise. A noter pour les motivés.
Le retour se fait avec une trace GPS, c’est mieux.
Durant ce WE, nous avons bénéficié d’une météo très agréable et d’une nuit très douce. De plus, les brames résonnaient de partout, signe d’une grande effervescence dans les bois.
Participants : Les copines d’ATK ( Laure, Alice et Anais), les copains de Sorèze (Hugo, Thomas et Stephane), Pascal et Agnès.
Afin d’être pour l’apéro vers 18H30, il nous faut partir tôt et donc nous passons le vendredi soir au parking du Goueil afin de rentrer dans le trou vers 9H00. Certains d’entre nous découvrent le passage rapide par l’entrée du scc95 qui permet de mettre pied dans la salle du Dro rapidement. Il nous faudra 40 mn à 8 personnes pour arriver à ce point. Ensuite, on enchaîne : fond de la salle, croisement avec l ‘arrivée de la traversée par la rivière de PDG, Puits du Brouillard, via cordata (escalade de 17m), réseau Bermochoi, Puits du Mistral Gagant, Salle de la Revanche, Maillon Manquant, Salle du Delta, Galerie Futile. Cette galerie, équipée de courtes cordes montantes et descendantes, mène à la coulée de champagne (grande coulée de calcite longue de plus de 30m et haute de près de 15m avec arrivée d’eau) puis, plus loin, après une montée et une main courante, elle donne sur de grandes coulées blanches, appelées « blanc de blanc » qui tombent au fond d’un lac. Prudemment, sans toucher pour ne pas salir, nous passons une nouvelle main courante aérienne, puis après quelques dizaines de mètres de marche, de cordes et une remontée étroite, nous arrivons dans la salle terminale où se trouve la piscine et autres gours tapissés de dents de cochon. Au fond, un disque blanc suspend une belle draperie aussi blanche elle aussi. La calcite est présente un peu partout dans cette zone avec des nuances entre le jaune et le blanc. 4H pour atteindre l’objectif depuis l’entrée. Il est 14H et nous devons revenir en moins de temps. Nous nous étalons pour une marche de retour prudente en enchaînant les passages sur corde. Nous sortons entre 17H et 17H30.
Nous arrivons à la maison des gouffres pour 18H30. Nous y passerons la nuit.
Participants : Agnes et Pascal – Jean, Mathias et Lilian
Nous arrivons le vendredi soir accueillis par Jean dans sa grande maison.
Samedi 20 sept 2025 : jonction entre 2 cavités connues – Nous avions repéré quelques mois auparavant un passage étroit qui permet d’accéder dans une cavité. Ce passage ouvert nous permettra d’accéder plus rapidement dans le réseau supérieur de la cavité des châtaigniers. Mathias, qui est le plus fin, entre par les châtaigniers et nous guide pour trouver la jonction… Il finit meme par passer … pourtant le passage est incroyablement étroit. Nous sommes avec le petit-fils de Jean qui nous aide à agrandir le passage allant et revenant dans le boyau pour nous apporter les outils. La jonction est réalisée vers 16H30 après 5h d’efforts.
Samedi soir, petit apéro et repas convivial
Dimanche 21 sept 2025 : Il pleut et nous allons tenter d’agrandir dans une cavité proche avec un fort courant d’air, par contre, le calcaire de la falaise est bien fissuré ce qui ne rassure pas. Une première menace à l’entrée est une trémie ou il faut passer dessous, puis un laminoir ou il semble que le plafond formé par une dalle va nous aplatir au passage , puis toutes les roches qui se fissurent dès qu’on les touche …Arrêt à 16H car il nous faut revenir sur Toulouse plus de 2H depuis les travaux de l’autoroute)
Je peux prendre jusqu’à 6 personnes. A voir si ça intéresse du monde dans la team.
Il faudra faire une inscription au club Spéléo Canyoning du LAC (10€). Le site du LAC
Je fournirai via le club Baudrier, casque, et matériel technique, et il vous restera à louer combinaison néoprène (minimum) + chaussons et gants si possible. Location normalement possible à Chulanka ou Argonaute (appeler avant)
Il faudra prévoir pique-nique, en-cas, bouteille d’eau, chaussures pour aller dans l’eau (idéalement anciennes chaussures de rando, ou sinon basquets, mais avec semelle pas complètement usées)
Le Canyon nécessite une marche d’approche de 1h30 environ, et se parcours en 3 à 5h suivant le rythme et le monde présent. Retour en 30 min environ.
Dans le cadre de la participation du 33ième rassemblement caussenard de spéléo, nous avons pris l’option « pas de verticales » afin de ne pas risquer d’être coincé comme il arrive souvent dans ces rassemblements. (450 personnes aux repas donc plus de 500 personnes sur les lieux).
Nous formons un groupe de 6 avec les copains et partons parmi les premiers.
La marche d’approche nous entraîne dans la descente du cirque de St Paul des fonts village avec une vue privilégiée sur la vallée. Nous accédons au réseau par l’entrée des anciennes caves de Roquefort construites au-dessus de la galerie de la résurgence dont certaines voûtes menacent de s’écrouler. C’est avec prudence que nous longeons les parois et traversons un dernier mur bâti avant de déboucher dans la grande galerie de la rivière. Aujourd’hui l’eau coule dans les niveaux profonds et nous progressons sous de larges voûtes au sec. Puis enfin, l’eau se dévoile. Il faut donc à l’aide de mains courantes très acrobatiques passer au-dessus du premier lac qui finit avec une tyrolienne inclinée, tire-bras sur le retour, que maintes personnes éviterons en se mouillant jusqu’aux cuisses, le niveau de l’eau étant bas en cette saison. Une nouvelle main courante permet de franchir un second lac barré par une barrière de calcite de 5m de haut (Puits de 6m), puis c’est le moment de traverser en bateau quelques 8m dans un bief profond. Ce bateau instable enverra plusieurs visiteurs à l’eau avec une immersion totale, dont une maman avec sa petite fille de 5 ans. A partir de là, la progression se fait sans corde dans un énorme vide comblé par une grande salle chaotique. Il faut laisser l’arrivée du « Pas d’Estretcho » à gauche qui permet une traversée (réputée très étroite), récupérons une septième personne souhaitant continuer l’aventure alors que son groupe fait demi-tour et remontons les 40 m de dénivelée jusqu’à un petit col, pour en descendre bien plus de l’autre côté afin de mettre pied dans la rivière qui se dévoile enfin dans la partie amont. Elle coule tranquillement dans une galerie facile avec quelques plages et blocs jusqu’au siphon amont qui se trouve à 1500 m de l’entrée. La galerie est connue au-delà sur 1500m également (à franchir avec du matériel de plongée). Nous sommes les premiers à atteindre ce terminus étonnés d’avoir doublé le groupe de devant sans se rendre compte. Sur le retour, nous croisons tous les autres sans être bloqués par les obstacles sur cordes ..une chance. Je sors la première avec Laurent qui fait partie des personnes qui ont pris un bain sur le passage du bateau « ivre ». Nous sortons par la galerie naturelle de la résurgence dont l’entrée se situe à 20m sous les caves. Un régal pour les yeux.. et en plus il fait très bon dehors. Nous avons passé 4h sous terre. Sur la remontée au plateau du Larzac (20mn) nous admirons la vue exceptionnelle
Participants : Nico et Julian, Agnès et Pascal Objectif : doubler certains amarrages – rééquipement du grand Puits Joseph (80m) – Équipement de 2 nouveaux passages dans le cadre du prochain exercice secours en Octobre. Nous entrons dans le Louis vers 11H40 après 15 mn de marche. Le nouvel équipement aménagé lors de la dernière sortie facilite la remontée vers les premiers puits. Nous arrivons rapidement au sommet du Puits Joseph après avoir planté un spit en début de main courante dans le deuxième boyau. Dans le puits de 80m, il faut changer le premier tronçon et aménager une main courante sur le premier relais. Puis c’est dans le troisième tronçon, qu’il faut modifier une déviation en ajoutant 2 amarrages percés pour monter une main courante et planté 2 spits + amarrages percés encore pour un relais sur le pont rocheux en contrebas. Puis, le tout dernier tronçon du puits est modifié afin d’éviter à la corde de frotter et de s’abîmer. (Un spit + un AM percé pour une dev) Plus bas, après la salle de la jonction, un nouveau passage pour atteindre le « Puits qui n’est pas un Puits » est à équiper. Un amarrage naturel, un trou foré, 4 spits pour atteindre la salle, puis 3 autres amarrages forés sont installés pour une main courante qui protège l’arrivée au-dessus de blocs dans la salle. Dans les objectifs, un dernier passage avant la salle des sables était prévu mais au vu du temps et de la cote atteinte, nous décidons de sortir par la rivière (plus rapide). De plus, depuis des années, le fractionnement du P19 qui donne pied dans le Goueil était à doubler. Nous en profitons pour y changer la corde. Une fois dans l’eau, Nico et Julian passent devant et lorsque Agnès et Pascal arrivent au siphon, une lumière éclaire les plafonds! C’est Nico qui est en train de remonter. Le siphon est donc amorcé … Il a trop plu et malgré la sécheresse, le siphon est plein. Nous passons donc par le shunt et sortons entre 20H30 et 21H. Les dernières lumières du jour nous attendent. Il fait bien meilleur dehors dans la forêt. Nous appelons un ami (on tente) pour venir nous aider à récupérer la voiture qui se trouve à 1H30 de marche (montée raide dans la forêt). Laurent L. est dispo, laisse ses invités devant la table, et nous rejoint rapidement. Dans l’attente de la navette, nous lavons le matériel dans l’eau clair du ruisseau à la lumière de nos lampes électriques. Nico et Julian me disent avoir vu un fantôme dans les bâtiments vides et inhabités de l’ancienne colonie de vacances de Toulouse. En effet, des lumières flashent derrière les fenêtres… mais tout va bien, braves gens, nous pouvons profiter des chouettes et du silence de la montagne. Arrivée à Blagnac … 23H15
Objectif : vérifier les équipements et les passages dans le but d’une éventuelle remontée civière.
Au fur et à mesure que nous descendons, Pascal prend les notes.
Au sommet du puits Joseph de 80m, il y a toujours une odeur d’alcool (ainsi que le puits qui suit la lucarne de la salle de la « Lune vague »). De plus, la corde craque ce qui n’est pas rassurant dans ce départ plutôt aérien.
Le dernier tronçon frotte et une tonche s’est formée dans les derniers 10m.
Nous mangeons dans la salle de jonction. Avant d’arriver au puits « méandre » qui mène à l’étage inférieur, nous repérons l’accès direct dans cette salle. Un autre accès direct mène plus bas dans la salle du sable.
Nous arrivons rapidement au dernier étage avant la rivière. Au sommet du P19, accès au Goueil, il manque toujours le spit pour doubler le fractio. LA corde est tendue pour y accéder, plus facile à descendre qu’à remonter. Nous installons donc une corde provisoire qui permettra de remonter si nécessaire. Dans le siphon de sortie, il reste de l’eau jusqu’aux cuisses. Nous sortons après 5 heures passées sous terre.
Le RDV est Fixé à 9H à Blagnac, nous arrivons vers 10H30 au Parking de Penne Blanque
Nous commençons par descendre à travers les boyauteries du SCC95, en passant par la salle Wagner et les cordes au-dessus du Puits de Paques.
Nous mettrons environ 50 minutes pour atteindre l’extrémitée de la Salle du Dromadaire que l’on traverse en entier afin de descendre le long de la paroie de droite à l’autre extrémité.
On atteint rapidement la galerie au bas de la salle et là commence « la longue marche » à travers diverses galeries et interrompue par le passage en ramping au bord du vide du puits du brouillard, le passage dans les gros blocs pour trouver la remonté du P20 qui permet d’atteindre la salle de la revanche, le passage par le delta. Tout le long, plusieurs rataillons de corde remontants / descendants et quelques petits passages d’escalade / desescalade facile (mais certains un peu « péteux ») agrémentent la progression. On atteint la dernière corde qui donne accès à la zone du « blanc de blanc » ou les yeux s’équarquillent à la vue de ce monde extraordinaire.
On n’oublie pas d’aller voir « la piscine » qui se situe dans la deuxième zone blanche qu’on atteint en continuant la galerie sur environ deux cent mètres.
Le retour se fera dans les mêmes conditions mais probablement de façon légèrement plus rapide car on connait tous les passages.
Participants : Franck et Ludovic, Marilene et Mathieu, Didier et Fred, Pascal et Agnes, Cathy
Sur 5 debutants, seul Ludovic était venu nous accompagner à Sakany, lors d’une sortie découverte en mai sur une petite sortie.
Personnellement, la première fois que je suis descendue dans ce gouffre, c’était l’hiver de mes 12 ans. Nous étions accompagnés du spéléo club de Sud Aviation et je ne pensais pas en devenir un jour la présidente. Attachés par une simple ceinture, accrochés au bout d’une corde tenue à la main par un costaud qui servait d’assurance, nous descendions le long d’échelles souples avec comme seul éclairage notre casque acétylène. Mes parents n’avaient pas idée de l’endroit où je le trouvais ni comment se passaient les séances d’initiation. À cette époque, les techniques employées étaient courantes, mais de nos jours, cela me vaudrait un séjour direct en prison.
Le puits d’entrée reste impressionnant même s’ il ne fait qu’une douzaine de mètres. Il faut descendre dans un champ où s’ouvre une large doline que nous descendons par une main courante. Rapidement la lumière du soleil disparait à travers la végétation de fougères et d’ardres et un trou noir apparait au pied des falaises comme un appel vers les porfondeurs. Un câble équipé en fixe permet de s’éloigner de l’entrée où peut se former, après un orage, une cascade provenant du ravinement du champ. Nous voilà, au dessus du vide, il fait déjà tres noir. Seule issue, prendre la corde tout au bout et descendre dans la salle qui laisse passer encore un peu de lumière. Je reste prudemment longer au sommet de la verticale pour aider les « petits » nouveaux à utiliser leur matériel.
Une fois tout le groupe au fond, direction l’amont par les grandes galeries fossiles, fossiles oui, mais quelques fois pas faciles. Nous cheminons de salle en salle, jusqu’à la galerie dite du « Métro » atteinte en 1H015 de marche. Une courte descente sur corde pour poser les pied sur une énorme trémie qui cache la rivière plus bas, un petit tour pour voir le siphon et nous poursuivons vers « la Porte des 400M ». Encore une heure de plus et nous sommes au « Pas du Fou ». Le groupe est motivé pour continuer mais … après une pause repas.
La main courante aérienne qui franchit la fracture de ce fameux passage est facilitée par une pédale intermédiaire, qui pend dans le vide, et c’est à chacun d’adopter sa technique. Il nous faudra une heure de plus A/R pour atteindre la salle terminale. Le retour semble plus rapide à tous… sauf pour remonter sur les cordes.
En effet, les verticales contre paroi sont souvent plus compliquées, et l’utilisation du matériel n’est pas très clairement comprise. Chacun tente de remonter en force et à sa manière, les uns en sautant, les autres en tirant sur la corde .. Mais pas de panique, le puits d’entrée plein vide, permettra à tous enfin de profiter d’une remontée sur le bloqueur, comme il se doit, car économiser ses forces est un des points clé de cette activité.
Nous arrivons aux voitures vers 17H après 6 heures passées sous terre. Fred habite le coin. Il est particulièrement enchanté d’avoir découvert ce réseau qui court sous ses pas depuis son enfance… mais ce qu’il a vu dépasse largement ce qu’il imaginait ….un trésor minéral creusé par une ancienne rivière aujourd’hui dormante, qui libère toujours sa puissance à chaque grosse pluie, façonnant sans relâche le paysage souterrain
Laurent et Céline Jeff et Martine Ludo et Aurélie Christine, Lorenzo Sacha, Laure et moi-même
On s’est tous retrouvés Mercredi soir au camping El Puente à Rodellar. Après une pause repas à Alquézar pour certains, Laurent, Lorenzo, Sacha et moi-même sommes parti sur la digestion et en pleine chaleur sur l’approche des Oscuros del Balcès afin de rejoindre Jeff et Martine. Je me cite : « chuis trop vieux pour ces conneries »… approche habituellement relativement facile rendue éprouvante en pleine chaleur, et descente reloue dans le pierrier, comme d’hab. Une bonne descente dans les Oscuros rendue parfois délicate par un fort débit d’eau, on devait éviter une partie des passages ludiques transformés en machine à laver. Au global, tout de même 5h en tout pour faire la boucle, entre 16h et 21h. juste à l’heure pour la paella au resto du camping !
Jeudi, on est parti pour faire le Formiga afin que tout le monde se mette en jambes. Toujours aussi beau, canyon réalisé dans des conditions idéales, avec de l’eau du soleil, et aucune attente dans les rappels malgré de nombreux groupes.
Petite déception pour une partie de l’équipe, qui renonce vendredi à faire le Mascun par manque de forme. Laurent et Ludo partent donc à 2 seulement pour belle journée Mascun, qu’ils auront parcouru en 8h30 tout de même ! Le reste de la team profite tout de même du beau temps pour faire la balade jusqu’à la fuente de Mascun, et remontée par 34°. Nous somme encore une fois bluffés par les escaladeurs / deuses pendus en haut des méga surplombs, ou dans le dauphin.
Samedi, petit canyon du Barrasil. Pas si petit que ça finalement, en prenant l’approche depuis le camping, par le Puente de las Cabras qui enjambe le final du Mascun , 2h30 d’approche, magnifique, mais qui grimpe ! Pas mal d’eau encore, nous limite dans la progression dans les chaos, mais n’empêche en rien de profiter de ce magnifique canyon ultra aquatique et bien froid. 6H en tout pour la boucle.
Et voilà, un séjour très plaisant servi par une belle météo.
A l’occasion du WE interdépartemental de spéléo à Saleich, nous nous proposons d’équiper la traversée Raymonde Mile.
Participants : Pierrick, Jean François R, Pascal et Agnes.
Nous commençons par l’arrivée en posant des cordes jusqu »à -40 dans le trou du Mile qui s’ouvre au bord du ruisseau sec en cette période. Les cascades sont à l’étiage et il ce serait le jour pour aller faire une pointe à -200 m, passer le shunt du siphon, remonter le puits des st Cypriens et admirer le fond de la salle du TDV et pourquoi pas faire quelques pas après le pertuis, trou ou passe soit de l’eau, soit de l’air … et c’est mieux quand il ne passe que le l’air..
Nous sortons après 1H30 et mangeons un pique nique avec nos amis les bêtes … qui volent et qui rampent.
Nous montons au Raymonde vers 13H. Pascal équipe l’entrée, un beau P30 plein vide, le plus confortable possible. Après la salle de la messe, nous passons la MC et les 2 P15 où il faut également placer des cordes pour atteindre la salle de l’écureuil à -70. L’objectif est atteint. Y a plus qu’à sortir. .. et à remonter le figaro pour tomber sur le Mile et remonter le Mile … pour revoir le soleil. Et oui, ce ne sont pas des rappels que nous avons descendus, mais bien des descentes tout court qu’il faut remonter… N’est-ce pas Jeff ?
Nous aurions bien pris le temps pour aller plus loin vers l’aval du Mile, mais demain nous avons un autre groupe que nous accompagnons pour faire découvrir la forêt impressionnante du massif d’Arbas aux gens du coin.
Objectif : traversée -107m (5 rappels) – Sortie par la résurgence
La route au bord de l’Ardèche s’arrête sur un camping qu’il faut traverser pour atteindre le chemin. Nous nous garons sous la grotte de Chaire. 30mn sont nécessaires pour monter sur le sommet de la falaise. Le sentier disparaît et laisse place à une désescalade où se trouve l’entrée de L’Event. En contrebas, les canoës circulent sur la rivière en direction du Pont de l’Arche bien visible depuis notre point de vue et mondialement connu. En face, nous repérons où se situe la vraie grotte Chauvet. La désescalade finit sur un rappel de 5 m et au pied, s’ouvre l’entrée . Après un court 4 pattes, nous tombons sur le P40 qui se descend en 2 parties. Les rappels sont équipés et les mains courantes rappelables, ce qui demande plus de temps de manipulation. L’ambiance est fossile et les dimensions sans prétention sont marquées par des parois bien concrétisées. Une première salle dite « la salle à manger » est atteinte rapidement. En suivant au plus évident (courant d’air de partout) nous nous égarons au fond d’un laminoir. Demi tour et après quelques passages bas, nous trouvons la salle Blanche. Pas le temps pour un détour dans la galerie du Figuier où jonctionne une entrée inférieure (accès ext par un P40). Rapidement nous arrivons au sommet du dernier puits de 20m qui tombe dans la rivière. 2 voûtes basses peuvent etre noyées suivant la météo, sans pour autant inonder le réseau (comme dans les amonts de ce réseau réputé dangereux pour ses crues furieuses). Une troisième vasque et la dernière qui nous mouille au-dessus de la ceinture sont franchies. Une fois de plus, nous prenons au plus évident et butons sur une désescalade que Didier équipe pour « aller voir ». Cette partie n’est pas sur notre topographie… mais ce n’est pas la sortie. Les papillons et moustiques de la faune pariétale indiquent que nous sommes très du but. Une fois de plus, le courant d’air nous montre le passage (à droite dans la boue), et nous découvrons un très beau porche de sortie dans la végétation qui tamise la lumière et filtre les rayons du soleil. Nous sommes pratiquement au ras de l’Ardèche tout près des canoës dont les passagers se font bien entendre. TPST: moins de 3H
10 minutes sont nécessaires pour le retour aux voitures. Nous nettoyons le matériel dans la rivière. L’eau est chaude (plus que celle de la piscine) et nous devons rentrer sur Toulouse (compter 4H30 ) car déjà demain c’est la rentrée… du boulot.
Après avoir récupéré la clé de la porte d’accès (côté entrée des touristes), nous rentrons juste après un petit groupe de 3 personnes du coin dont l’objectif pour eux est le réseau III, donc nous ne nous gênerons pas.
Passé l’escalier d’entrée, nous atteignons la galerie principale touristique, nous partons à l’opposé dans un des grands fossiles de cette cavité. Les dimensions sont hors normes et nous passons entre les énormes concrétions et colonnes qui plantent le décor de cette immensité sans bruit. Après une heure de marche, il nous faut franchir le passage de la grande barrière laissant le départ du réseau III sur la droite. De ce point et jusqu’au puits de l’Arc, la progression est bien plus sportive, les escalades sont équipées ( entre 3 et 20 m) et nous posons 3 cordes pour franchir des descentes (entre 8 et 12m). A la base du puits de l’Arc, la galerie reprend ses dimensions spectaculaires. Comme tout au long de ce fossile, de magnifiques coupoles d’érosions ajoutent de la dimension aux plafonds déjà très hauts. Nous posons une dernière corde et laissons les 2 pains de sucre sur notre cheminement pour remonter légèrement vers le terminus du réseau IV. De grands gours secs forment un escalier géant que nous empruntons sans oublier de regarder en plafond les disques de calcite dont un presque translucide ainsi que les draperies fines et cristallisées de dentelle. Didier commence la séance photos et flashera tout au long du retour. Avant de quitter ce paysage lunaire et cathédralesque, nous faisons un détour pour voir le buisson d’excentriques caché dans une galerie perpendiculaire. Au retour nous prenons notre temps et retrouvons la chaleur de cette journée après 8H de visite. Le groupe que nous avions croisé sort en même temps que nous et nous nous racontons notre journée. L’un d’eux est le président du Comite Regional Rhone Alpes et nous plaisantons sur l’âge des spéléos car nous avons pratiquement le double… Sympathique rencontre et très très belle visite.
Apres avoir rendu la clé, nous rentrons dans notre RBnB à 3 km de vallon pont d’Arc pour faire un plouf dans la piscine.